10 août 2012
Rémi De Bruyn, le "Grand Patron" était...
ll a trente ans, quand M. Rémy De Bruyn débarque au Touquet pour se lancer dans cette briqueterie qu'il avait lancée quelques temps auparavant avec son beau frère.
L'image qu'il la laissé aux anciens briquetiers de son époque est celle d'un homme, de grande taille, au caractère fort et animé d'un coeur généreux. Exigeant dans le travail de son personnel, il pouvait décider de congédier un ouvrier séance tenante pour... le lendemain, revenir sur sa décision, en le remettant au travail. Son autorité égalait sa générosité, c'est la raison pour laquelle tous les ouvriers qui, avec lui, ont gagné leur croute, respectaient leur "Grand Patron" dont la mémoire collective retiendra aussi son allure fière, son chapeau à large bord et les gettrons qui lui permettaient de marcher dans la boue.

Sa briqueterie fut toute sa vie. Jusqu'à l'acquisition de sa première automobile, il s'y rendait, tous les jours en train (Ypres-Comines et Comines-Touquet) puis en vélo et plus tard, en motocyclette. Sa présence y était indispensable pour mettre en place les premières installations qui détermineront toute l'implantation future des usines actuelles.
On se souviendra de la visite importante en + 1933 du Gouverneur de la Flandre Occidentale, M. Baels, qui fut le père de la princesse Liliane, deuxième épouse du roi Léopold III. accompagné d'un doyen, de M. Charles Van Reninghe, du curé du Bizet et de MM. Pierre De Simpel et Robert Lepoutre.
Vers 1950, M. Rémy De Bruyn décida d'un voyage d'affaire en Suisse avec le ferme espoir de revenir, comme il le dit lors son départ : "...avec la fortune". Il y acheta un brevet : celui du plancher précontraint STALTON. Quelques temps plus tard, de l'atelier de fabrication financé par les propres deniers des actionnaires, sortirent les premières poutres précontraintes.
- "Vous croyez que ça va marcher ?" lui demanda-t-on à l'époque ! L'avenir donna la réponse !
1953 ! La vente du plancher préfabriqué ne peut se faire sans, qu'au préalable, les poutres et les hourdis ne soient calculés avec précision. Le bureau d'études démarre avec l'arrivée de M. Joseph De Bruyn, jeune ingénieur civil. Pour l'aider : une première embauche, celle de M. Jean Delanghe.
Le 30 janvier 1964, après une relativement courte maladie, M. Rémy De Bruyn décède, à Ypres, âgé de 67 ans. Son fils Joseph prendra alors la direction de l'entreprise.
21:19 Publié dans BRIQUETERIE | Commentaires (0) |
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06 août 2012
Après le désastre de 14 - 18,...le "Progrès" commence !
Essentiellement agricole, ce quartier perdu de l'ancienne ville de Warneton n'était connu que pour les deux moyens de communications qu'il offrait à ses habitants :
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Sinon,... le bled... avec pour horizon : des charrues qui labourent les champs; des vaches qui broutent dans les prairies grasses, humides et argileuses.
La terre est surtout lourde ! Donc propice à la travailler plutôt de la cultiver.
1914-1918. Quatre ans de guerre et de tourmente anéantiront toute la région qu'il faudra, au retour de ses habitants qui se sont réfugiés en France, reconstruire les villages, les maisons, les églises.
1925. A l'initiative de Tournaisiens, une petite ferme sise le long du chemin des Renards se mue en une très rudimentaire petite briqueterie de campagne (voir une lettre d'époque). L'expérience sera très éphémère car une faillite viendra clore l'activité. L'embryon de cette briqueterie est aussitôt repris par un certain M. R. Elslander, originaire d'Alost, et qui hélas, n'aura guère l'occasion de mener à bien son projet. Il décède très jeune, un 24 mai 1928et, ce sera son associé et beau-frère aussi, M. Rémy De Bruyn qui prendra la relève pour le remplacer et faire tourner cette briqueterie dans laquelle ils avaient, tous deux investi. Rémy a foi dans l'avenir que représente la brique, il prévoit que la demande en sera grande et abandonne son métier initial de ferailleur pour se consacrer entièrement à la fabrication de brique.
1927. Cette rudimentaire petite briqueterie du Touquet baptisée "Briqueterie du Progrès" aura pour actionnaires : Mr Remy De Bruyn, pour une moitié, plus MM. Pierre de Simpel, Charles et Robert Lepoutre de Warneton, pour l'autre moitié.
Ainsi sont les débuts d'une belle et grande entreprise...

Du haut d'une cheminée, voici une photo du Touquet, avec la maison de Henri Vandamme, la menuiserie Bouquillon, le gare de marchandise du Touquet. Sur le champ, à l'avant plan, le batiment Brimo fut contruit en 1963. Aujourd'hui, ce même bâtiment fait l'objet d'impressionnantes transformations qui permettront à la société Ploegsteert, de produire un tout nouveau produit dans le domaine de la construction. Mais là... wait and see ! Quand le moment sera venu !
12:38 Publié dans BRIQUETERIE | Commentaires (0) |
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