dimanche, 04 octobre 2009

Il y a 50 ans, décédait le caricaturiste Bairnsfather

bruce bronze.jpg

Il y a un demi-siècle effectivement, décédait un ancien lieutenant britannique qui, durant la première guerre mondiale, est arrivé en octobre 1914 à St-Yvon pour, comme des milliers d'autres de ses compatriotes, combattre l'ennemi au casque à pointe.
Il cantonna quelques mois dans la région de "Plug-street", avec pour point de repère : le magnifique chateau de la Hutte qu'il a vu voler en éclat. De ses états d'âme baignés de frayeur, il en a pris des notes, grifonné des croquis dans une maison du Gheer, pour les mettre en page par la suite au travers d'un personnage imaginaire "Old Bill", ce brave soldat anglais qui ne manquait jamais d'humour dit... "britannique".

La ville de Comines-Warneton a célébré cet anniversaire.  Si vous souhaitez faire plus ample connaissance avec "OLD BILL" et son auteur Bruce Bairnsfather, il suffit de cliquer sur le lien suivant :

http://users.skynet.be/micheldewitte/Bairnsfather/index.htm

jeudi, 16 avril 2009

Trouvez la Tour Ronde de Messines !

 

La "Peace Tower" de Messines, symbole de la volonté de Paix entre Catholiques et Protestants Irlandais et érigée sur le continent européen, se rencontre partout là-bas, quand la mémoire collective et la culture celtique en font leur fierté.
Un petit clip amusant pour se (re)mettre dans l'ambiance  sympathique et serviable de ces habitants si accueillants !

 

  

jeudi, 05 avril 2007

MEMOIRE COLLECTIVE : vendredi saint

medium_chemin_croix.2.jpgJe pique cette image de Google parce qu'elle rappelle bien ce que furent les Chemins de Croix publics qui se déroulaient dans les rues de mon village, voici près de 50 ans.

Loin de moi l'intention d'évoquer ici les bondieuseries auxquelles participait volontiers une bonne majorité de la population, mais ces processions permettaient aux habitants de prendre part, d'une certaine manière, à la vie associative religieuse de la paroisse. Cela faisait partie des moeurs.

J'ai encore bien en mémoire la préparation du parcours tant elle se présentait comme un véritable avanture. Tout commençait en début de semaine par l'installation des stations en différents endroits du patelin. Le clergé, composé à l'époque du curé et du vicaire, faisait appel aux jeunes patronnés qui, sous la direction de gens dévoués comme Henri, René, Yvan, partaient pour cette expédition plus ludique que dévôte. Première mission :le chargement des vingt "batinces" de bois peintes en mauve clair sur la charette du marchand de charbon local . Grâce au dévouement d' Adolphe accompagné de son cheval noir Sarra, nous partions assembler et ériger ces grandes croix, visée par un gros écrou et accrochées verticalement par un grossier fil de fer. Une balade bien plus périlleuse qu'on ne l'imaginait !  Mais, gamins, nous n'avions pas conscience du danger que représentait nos élucubrations à bord de ce plateau dépourvu de ridelles.

L'autre souvenir, peut-être le plus pittoresque, revient au moment du départ de la procession. Les jeunes du patro, toujours eux mais il n'y avait qu'eux, pouvaient ouvrir le cortège, munis d'une torche emflammée : Mais quelle torche !  Une boîte à conserve clouée à l'extrémité d'un long bâton, dans laquelle René y jetait un gros morceau de chiffon trempé de pétrole. Une allumette... et subitement de grosses flammes lourdes sortaient de la boîte et s'élançaient vers le ciel crépusculaire. D'épaisses volutes de fumée noire allaient agacer les visages des bonnes paroissiennes en châles ou à chapeaux. Ca fumait, ça empestait... mais quel bonheur de tenir cette torche le plus haut possible de manière à éclairer la route ainsi que le livre de prières du curé, lors de chaque halte.

Je connaissais le parcours comme ma poche, de même que la scène évoquée à chacune des stations. Mais quelle était encore cette invocation récitée en choeur au moment où toute l'assemblée s'agenouillait ?