20 avril 2014
Et si on leur décernait une médaille...
Hier, j'écrivais : " On y procédait aussi à la nomination des nouveaux porte-drapeaux en remplacement des empêchés et des décédés".
Aujourd'hui, je veux les mettre à l'honneur ! Ceux qui, sans leur présence, rendraient les cérémonies patriotiques bien fades, fort insipides, si mornes et très tristes.
Il y a une bonne trentaine d'années… L'habitude s'était tellement bien installée que chacun connaissait les dates, les heures, les lieux de rendez-vous. Au moment venu, ils se rangeaient, selon un ordre de "préséance" amical ou… poli, derrière la société musicale qui entonnait la marche. Point d' "officier" pour faire "marcher aux pas", ils les emboitaient selon le précédent ! Autour du monument, ils savaient comment l'entourer pour le mettre à l'honneur : "Les héros disparus". Aux hymnes nationaux, ensemble, ils abaissaient la hampe, sans trembler, pour bien montrer les couleurs. Dans un silence muet, les personnalités fleurissaient la stèle, selon un rite traditionnel : d'abord la commune, puis le comité organisateur, ensuite les associations invitées et d' autres qui tenaient à participer à la cérémonie. Celle-ci terminée, le tissu aux trois couleurs enroulé et s'il n'y avait pas de "vin d'honneur", les volontaires s'empressaient d'aller "prendre un pot" au bistro du coin !
J'aime cette photo noir et blanc, elle présente une particularité : à vous de la trouver.
11:16 Publié dans C'ETAIT EN 1914 - 18, C'ETAIT en 40 - 45, PATRIOTISME | Commentaires (0) |
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19 avril 2014
C'était quoi, l' U.F.A.C. ?
L'Union Fraternelle des Anciens Combattants !
Tout simplement.
Ses membres, qui se réunissaient en assemblée générale une fois l'an, tenaient surtout, ce jour-là, à se mettre en règle de cotisation qui s'élevait à l'époque à 10 francs belges.
Lors de ces réunions, après la minute de silence pour les défunts, le comité que présidait feu Emile Van Ruymbeke puis Jules Lalau, informait l'assemblée de la situation de la trésorerie, des décisions prises à l'échelon national et des activités futures le l'association,. Celles-ci se composaient essentiellement d'un voyage d'un jour, d'un banquet à l'Hostellerie de la Place, et d'un concours de... 421. On y procédait aussi à la nomination des nouveaux porte-drapeaux en remplacement des empêchés et des décédés.
En quoi le groupement pouvait être utile pour ses membres ? Le comité se chargeait de l'attribution des distinctions honorifiques, des formalités administratives pour l'obtention de pension d'invalidité de guerre, de cartes de réduction sur les chemins de fer, etc
Un point mérite d'être souligné : les veuves de membres anciens combattants devenaient systématiquement membres et pouvaient profiter de toutes les activités de la société. Normal, non ?
16:33 Publié dans C'ETAIT EN 1914 - 18, C'ETAIT en 40 - 45, PATRIOTISME | Commentaires (0) |
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18 avril 2014
Les cérémonies patriotiques : une affaire d'hommes ?
Voici un autre cliché de la cérémonie d'hommage aux Anciens Combattants, au Bizet, le 1er novembre 1972.
On y reconnait un tas de gens que l'on a bien connu et que, je l'espère, se rappelleront à votre bon souvenir.
Tenez par exemple : "Monsieur Daniel", qui fut instituteur, pompier, comitard du foot-ball…
J'aime particulièrement cette photo parce qu'elle présente l'inverse de ce qui se fait trop aujourd'hui : pixeliser les gens en écharpe qui sont toujours les mêmes pour "ignorer" les fidèles, les anonymes, les "sans-grade". Eux aussi participent autant, mais humblement, au soucis du "devoir de mémoire".
09:22 Publié dans C'ETAIT EN 1914 - 18, C'ETAIT en 40 - 45, PATRIOTISME | Commentaires (2) |
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17 avril 2014
"Si t'es un Vrai Mountche, tu dois en avoir connu…"
Et à Warneton ?
Bien sûr qu'à la cité des Mountches, les "Croix de Feu" furent également mis à l'honneur lors des cérémonies commémoratives du 11 novembre.
Je viens de retrouver quelques photos datant des années "60-dix", sur lesquelles de vrais Mountches reconnaitront, tantôt un grand-père, tantôt un grand oncle. Il m'est impossible de citer leur nom, mais je compte bien que des commentateurs bien avisés auront à coeur de les identifier.
Ces pages contribuent à assurer notre "Devoir de Mémoire"… vis-à-vis de nos proches AUSSI !
15:14 Publié dans C'ETAIT EN 1914 - 18, C'ETAIT en 40 - 45, PATRIOTISME | Commentaires (1) |
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15 avril 2014
En souvenir des patriotes des années 70 !
Toujours à propos de cette même journée du 11 novembre 1976, à cette époque, point de "Semi-Marathon du Souvenir". Après la messe, l'assemblée se rendait au cimetière derrière l'église pour un moment de recueillement devant le pelouse d'honneur réservée à l'inhumation des Anciens Combattants.
Notre photo rappelle cette visite.
Si j'ai choisi de vous montrer ce document, c'est pour vous inviter à reconnaitre les gens qui y figurent.
Tous sont décédés. Sauf cinq !
A vous de les reconnaitre et de les rappeler à votre bon souvenir ! (Cliquez pour agrandir)
21:59 Publié dans C'ETAIT EN 1914 - 18, C'ETAIT en 40 - 45, PATRIOTISME | Commentaires (3) |
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14 avril 2014
En 1976… on ne s'imaginait pas !
J'en conviens,… "c'est un peu disparate tout cela" !
Les photos que je vous présente dans cette série ne suivent aucun ordre logique, chronologique ni historique. Simplement, j'essaie de faire revivre ce qu'était le patriotisme d'il y a une quarantaine d'années, à Ploegsteert-Le Bizet, en comparaison de ce qui se déroule aujourd'hui.
De plus, si ce "Rétro-Viseur" peut permettre à ces braves Anciens Combattants Belges ou Français des deux guerres, de ressusciter durant quelques heures auprès de leur famille, j'en suis fort heureux. Dans quelques mois, on se taira au profit des… foot-balleurs de l' UEFA (pas de l'UFAC)
Notre photo d' aujourd'hui : le 11 novembre 1976. Les Croix de Feu, à l'église. Il n'en restait plus que cinq : Emilien Guillebert, Louis Spanninck, Alfred Dutho, Amédée Vandecasteele et Marcel Duhayon.
Témoignage de M. Duhayon que j'écrivais dans le Nord-Eclair :
"Nous étions au canal Gand-Terneuzen. Cela faisait deux ans et demi que je n'avais plus vu ma famille. Lorsque nous avions appris la nouvelle, que la guerre était finie, quelle immense joie ce fut pour nous ! Vous comprenez…" Etait-ce le froid, ou l'émotion… mais soudain ses yeux s'embuèrent. Sa mémoire faisait un bref recul de 58 ans.
Il faut vraiment être des anciens pour comprendre. Que les jeunes en fassent tout au moins… l'effort" !
22:52 Publié dans C'ETAIT EN 1914 - 18, C'ETAIT en 40 - 45, PATRIOTISME | Commentaires (0) |
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