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10 mai 2014

Au revoir !

Cette note achève notre série de photos des années 70, prises lors de cérémonies patriotiques desquelles, aujourd'hui, la Ville de Comines-Warneton en est toujours aussi friande.
Ainsi, depuis le 2 avril dernier, nous avons pu revoir, avec une touche  d'émotion sans doute, beaucoup de nos compatiotes et concitoyens partis vers cet au-delà qu'on ne connait pas. 
Si cela nous a fait plaisir de les voir "ressusciter" au travers du "Rétro-Viseur", cela nous a permis d'apprécier que ce fameux "Devoir de Mémoire" ne date pas d'hier. Que les traditions changent au fil du temps.
C'est vrai : il faut honorer la mémoire de ceux qui ont sacrifié leur vie pour notre Liberté. Faut-il oublier pour autant tous ceux qui ont accompli leur devoir de Patriote et qui, par une chance inouïe due à leur culture, ont pu rentrer dans leur foyer. D' autres ont dû grimper dans des wagons à bestiaux et vivre plusieurs années dans un stalag, là-bas, loin en Allemagne. "L'Europe" n'existait pas !

Ma photo d'aujourd'hui représente le dernier conseil de Ploegsteert, lors de son ultime réunion. Pour la photo : le Bourgmestre et les deux Echevins se sont ceint de leur écharpe. 
A vous de reconnaître les conseillers et le secrétaire. 

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07 mai 2014

Et pourtant, je n'ai pas fait la guerre !

Voici les décorés de l'UFAC, en mai 1976. 
Regardez bien, parmi ces Anciens Combattants sexagénaires, un jeune décoré, trentenaire, figure discrètement sur la photo. Des mains de l'échevin de l'époque, sans ceinture, M. Rémi De Keirschieter, il a reçu la "médaille militaire 2e classe".
Parmi les curieux qui assitaient à cette remise de distinctions honorifiques, mon frère Pierre entendit derrière lui la remarque suivante : 
- "Mais pourquoi De Witte, il est décoré ?"
Jamais à court d'une remarque humoristique, il repondit en se retournant : 
- "Parce qu'il a fait la guerre !!!"
Dissimulant un sourire, Pierre était heureux d'avoir satisfait leur curiosité ! Quoi que…. 
- "Y parait bien jeune, pour avoir fait la guerre !" devaient-ils penser !

Pourquoi vous raconté-je cette histoire authentique ?
Georges, mon père, sergent à la mobilisation jusqu'à la capitulation, et Maurice, mon oncle brigadier, ne se sont jamais fait décorer. Ils refusaient de devoir acheter leur médaille. Le pays ne pouvait-il pas les offrir, pour services rendus à la Patrie.
En leur mémoire, j'ai voulu combler cette chagrine lacune dès l'instant où je reçus, 10 ans après ma démob', ce beau papier me récompensant de mon "ancienneté" au sein de l'armée belge, en tant que "sous-officier de réserve". Car, comme mon père, j'ai voulu et j'ai pu coudre mes galons de sergent !
Ravi, le président de l' UFAC, Jules Lalau, m'informa de la procédure à suivre : "Vous achetez la médaille à Ypres, et on va vous la remettre officiellement lors de notre cérémonie commémorative, en mai " 

Voilà ! ce que je viens de vous narrer avec une pointe de dérision dans mon "Rétro-Viseur" pour le plaisir de nous souvenir, fait partie de l'émotion et des sentiments qui l'on puisse éprouver en accomplissant son "devoir…"  Vous savez lequel ?

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06 mai 2014

JOFFRE RIBOUT (Canadien) s'est écrasé, ici, en 1942

Joseph, fils d'Henri Dupon qui était porte-drapeau des Anciens-Combattants, a pris la relève de son père. Ce dernier avait récupéré une tôle de l'avion de chasse canadien des Forces Alliées qui avait été abattu. C'était le 5 mai 1942, en pleine occupation par les Allemands. Par crainte, Henri cacha ce morceau de tôle quelque part dans un grenier, là où il travaillait. Puis, les années passèrent… et ce débris métallique a refait surface… il y a une quinzaine d'années, entre les main de Joseph. Il tenta de retrouver la famille Ribout au Canada et alla lui-même porter ce bien triste "souvenir".  De chaleureux liens amicaux sont nés. Là-bas, Joseph  Dupon s'est juré de commémorer chaque année, la bravoure du Ribout !

Quelques heures après ce que je viens d'écrire, notre ami Joseph tient à apporter des précisions concernant la trouvaille de ce bout de tôle ! Je vous invite dès lors à lire ses commentaires. Car… "Il faut rendre à César ce qui est à César, et…. la tôle de l'avion abbatu à la famille du pilote !"
Merci Joseph !