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14 mai 2006

Les listes ?... C'est pour quand ?

medium_tireur_pousseur.jpg Le cartel PS-Ecolo nous a, en primeur et à l'occasion de la fête du Travail, révélé une partie de la composition de ses listes électorales.  Heureux les e-CC que nous sommes, nous pouvons commencer à réfléchir !
Par contre, celles du MR et d'Action se font bien attendre.  Mais, le temps ne respecte pas ce que l'on fait sans lui !  Pourtant, par le biais de ce blog, les e-CC éligibles et candidats pouvaient, sous un pseudonyme, lancer une idée, encenser une manière de faire, désapprouver une politique.   Faut croire qu'une sévère consigne a été imposée : "On-la-ferme !". Ou, peut-être, cela a été fait et je l'ignore !
Donc, pour nous, les e-CC investigateurs, nous avons encore un peu de temps pour jouer aux devinettes !
D'abord, je fais référence à la formule utilisée par un candidat du "PS-Ecolo" qui disait : "Sur une liste, je la tire; sur l'autre, je la pousse !". Cela m'a fait rire !
Je laisse  l'accent provençal cher à Pagnol qui disait  "Je la tire ?.... ou je la poinnnte ?" Je préfère quand même  le dialecte bien de chez nous, du Chtimi pur jus, (qui au passage n'a rien à voir avec le wallon) : "L' premi de l' liste.... ch'est li qui tire, et l'derni, ch'est li qui pousse. Et intre les deux, y a ceux qui jocqu'nt  et qui dov'nt la fermer !"
 
Pour illustrer ce propos à la Bruce Bairnsfather, un citoyen qui a réputation d'avoir un bon coup de crayon a bien voulu croquer la situation pour laquelle vous pouvez toujours ajouter un commentaire... persifleur !  Mais rien que pour rire gentiment ! Car...depuis belle lurette au Conseil Communal de Comines-Warneton, on ne peut pas rire de tout !

12 mai 2006

Sous-titrer en néerlandais : Trop fastidieux !

 

Je me permets de repasser une note qui date du 18 janvier et qui n'a soulevé aucun commentaire. Si quatre mois sont passés, ce blog s'est fait son petit bonhomme de chemin. Pour accentuer mes propos à propos de "plan langue", je vous propos de le relire ! 

Il m'a semblé lire la semaine dernière, que notre moitié de Belgique, dite Communauté Francophone ou région Wallonne (je ne sais plus exactement) s'apprête à distribuer des chèques-"cadeaux" pour.... tenez-vous bien, apprendre le néerlandais en finançant des cours ! Combien de millions d'Euro comptent-ils investir dans cette opération salvatrice de la Wallonie ??? Peu importe pour les tenanciers de la bourse publique !  Ca n'est pas leur fric !.... Voici une question que j'ai adressée à la RTBF en septembre dernier et.... sa réponse !

Pourquoi, lors émissions d'actualité vos services traduisent d'office et lisent en français les interview réalisés avec des citoyens ou politiciens néerlandophones ? Cela rende texte original inaudible et vous permet toutes les interprétations qui vous conviennent. Pour améliorer le bilinguisme inexistant des Belges francophones, et habituer l'oreille au "flamand", vous rendriez en immense service en vous contentant de faire défiler un texte de traduction, tout en laissant la bande son originale. Ces quelques minutes d'écoute de néerlandais, répétées chaque jour, ne rejoignent-elles pas les souhaits de nos mandataires wallons ? Nombreux sont les Francophones de Belqique qui vous en sauraient gré !
Et voici la réponse émanant de la Direction  des Programmes d'RTBF :
 
Cher Monsieur,
C'est vrai que le sous-titrage aurait une valeur pédagogique pour les téléspectateurs qui ne parlent pas le néerlandais. En revanche, le public francophone est dans son écrasante majorité rétif au sous-titrage. Nous pouvons nous en désoler, il suffit pour s'en convaincre de voir le peu de succès, surtout en Wallonie, des salles qui proposent des films en VO. En Flandre, le doublage étant rare pour des raisons économiques, le sous-titrage ne pose pas de problème culturel. Les Francophones ne sont pas les seuls à refuser les sous-titres : c'est le cas des Allemands, des Anglophones..., bref des langues qui sont suffisamment parlées pour justifier le coût des doublages. L'habitude prise au cinéma a déteint sur les habitudes télévisuelles.
Nous devons donc choisir entre favoriser la compréhension des langues étrangères ou favoriser la compréhension rapide de l'information. Notre métier étant le journalisme et pas l'apprentissage des langues, nous avons fait le choix du doublage.

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10 mai 2006

Depuis 1963... mais que de temps perdu !

medium_bilinguisme.2.jpg 60 millions d' € !  C'est le "plan langues" wallon inscrit au plan Marshall pour parer au handicap culturel des Wallons !  La fière et jeune présidente Marie Arena propose des bourses aux profs, aux étudiants, aux demandeurs d'emploi et aux  entreprises pour les permettre de s'immerger au cours d'un stage conduit dans l'une des trois langues germaniques voisines ! 
A lire les articles de presse ce concernant, il est possible d'y passer une journée. Elle a trouvé la panacée !
 
Je me souviens d'une conversation que j'ai eue, il y a belle lurette, avec un échevin de la ville qui prétendait que le canton puis les communes fusionnées ont superbement râté le coche en ne profitant pas de l'occasion qui était la leur, celle de jouïr de " facilités linguistiques depuis 1963", pour agir autrement et pour exiger plus de  moyens... de sorte que les petits Comino-Warnetonois d'hier, devenus adultes aujourd'hui, n'eussent pas à avoir recours à ce "plan langue" qui ne s'adressera jamais  qu'au Borinage, la Hesbaye ou la Gaume ! .... Comme les prévisions météo !  Bref, je n'y crois pas !
 
A-t-on oublié les banderolles "Pas d'école flamande à Comines !" que l'on a brandi !  Cette "vlaamse school"  s'est pourtant bien installée ! Quels ennuis a-t-elle vraiment apportés ?  Aujourd'hui, de l'autre côté de la frontière linguistique, on pousse les bambins francophones à l'entrée des écoles pour les plonger dans la culture flamande. Non pas pour les Flamandiser, mais uniquement pour les enrichir d'une langue qui leur sera peut-être utile dans la vie !
 
En 40 ans de programme de l'étude du Néerlandais, pour les étudiants francophones, rien n'a changé. Au terme de leur secondaires,  ils connaissent par coeur la traduction de 1000 mots et toute la conjugaison des verbes irréguliers. 40 ans plus tard, ils ne peuvent toujours pas spontanément sortir une phrase comme celle-ci, en néerlandais: "Pour moi, les "immersions langue" du plan Marshall, c'est de l'argent public perdu, en fait.... "

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09 mai 2006

Delvaux - Vandamme ou Vandamme - Delvaux

medium_delvaux.3.jpgComparer l'oeuvre de Jacques Vandamme à celle de Paul Delvaux ? C'est risqué mais j'ose m'y aventurer  franchement !  Ils se classent parmi les surréalistes, les vrais !
Ceux qui se caratérisent par "procédés de création et d'expression utilisant des forces psychiques (automatisme, rêve, inconscient)  libérées du contrôle de la raison"  La formule vient du dictionnaire Robert.
L'autre jour, j'ai visité le Musée Delvaux à St-Idesbald. Une visite qui "vaut le détour" et qui m'a fait songer très fortement à notre peintre de Comines.
Me permettrai-je de dire que du Delvaux sans ses trains suant dans la pénombre, ses femmes nues aux grands yeux bruns, sans les perspectives parfaites ou les encore les squelettes ne serait pas du Paul Delvaux.
Jacques Vandamme baigne dans un autre surréalisme, plus rêveur, plus coloré : celui du bleu, avec ses profils de femmes parfaites et impassibles, ses longs coliers de perles minutieusement rendues une à une,  ses fleurs qui enlassent ces corps dénudés. C'est du Vandamme !
medium_vandamme.jpgPour l'un comme pour l'autre, souvent, je ne comprend pas le "pourquoi" du titre donné à l'oeuvre !
Qu'importe ! Le moment que dure l'examen d'un tableau, pendant ce temps-là seulement, l'oeuvre m'appartient ! Mon interprétation guide alors mon rêve à moi !  Je l'aime ce rêve.... ou je ne l'aime pas !  Mais chaque fois, j'y vois du talent !