10 mai 2014

Au revoir !

Cette note achève notre série de photos des années 70, prises lors de cérémonies patriotiques desquelles, aujourd'hui, la Ville de Comines-Warneton en est toujours aussi friande.
Ainsi, depuis le 2 avril dernier, nous avons pu revoir, avec une touche  d'émotion sans doute, beaucoup de nos compatiotes et concitoyens partis vers cet au-delà qu'on ne connait pas. 
Si cela nous a fait plaisir de les voir "ressusciter" au travers du "Rétro-Viseur", cela nous a permis d'apprécier que ce fameux "Devoir de Mémoire" ne date pas d'hier. Que les traditions changent au fil du temps.
C'est vrai : il faut honorer la mémoire de ceux qui ont sacrifié leur vie pour notre Liberté. Faut-il oublier pour autant tous ceux qui ont accompli leur devoir de Patriote et qui, par une chance inouïe due à leur culture, ont pu rentrer dans leur foyer. D' autres ont dû grimper dans des wagons à bestiaux et vivre plusieurs années dans un stalag, là-bas, loin en Allemagne. "L'Europe" n'existait pas !

Ma photo d'aujourd'hui représente le dernier conseil de Ploegsteert, lors de son ultime réunion. Pour la photo : le Bourgmestre et les deux Echevins se sont ceint de leur écharpe. 
A vous de reconnaître les conseillers et le secrétaire. 

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07 mai 2014

Et pourtant, je n'ai pas fait la guerre !

Voici les décorés de l'UFAC, en mai 1976. 
Regardez bien, parmi ces Anciens Combattants sexagénaires, un jeune décoré, trentenaire, figure discrètement sur la photo. Des mains de l'échevin de l'époque, sans ceinture, M. Rémi De Keirschieter, il a reçu la "médaille militaire 2e classe".
Parmi les curieux qui assitaient à cette remise de distinctions honorifiques, mon frère Pierre entendit derrière lui la remarque suivante : 
- "Mais pourquoi De Witte, il est décoré ?"
Jamais à court d'une remarque humoristique, il repondit en se retournant : 
- "Parce qu'il a fait la guerre !!!"
Dissimulant un sourire, Pierre était heureux d'avoir satisfait leur curiosité ! Quoi que…. 
- "Y parait bien jeune, pour avoir fait la guerre !" devaient-ils penser !

Pourquoi vous raconté-je cette histoire authentique ?
Georges, mon père, sergent à la mobilisation jusqu'à la capitulation, et Maurice, mon oncle brigadier, ne se sont jamais fait décorer. Ils refusaient de devoir acheter leur médaille. Le pays ne pouvait-il pas les offrir, pour services rendus à la Patrie.
En leur mémoire, j'ai voulu combler cette chagrine lacune dès l'instant où je reçus, 10 ans après ma démob', ce beau papier me récompensant de mon "ancienneté" au sein de l'armée belge, en tant que "sous-officier de réserve". Car, comme mon père, j'ai voulu et j'ai pu coudre mes galons de sergent !
Ravi, le président de l' UFAC, Jules Lalau, m'informa de la procédure à suivre : "Vous achetez la médaille à Ypres, et on va vous la remettre officiellement lors de notre cérémonie commémorative, en mai " 

Voilà ! ce que je viens de vous narrer avec une pointe de dérision dans mon "Rétro-Viseur" pour le plaisir de nous souvenir, fait partie de l'émotion et des sentiments qui l'on puisse éprouver en accomplissant son "devoir…"  Vous savez lequel ?

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06 mai 2014

JOFFRE RIBOUT (Canadien) s'est écrasé, ici, en 1942

Joseph, fils d'Henri Dupon qui était porte-drapeau des Anciens-Combattants, a pris la relève de son père. Ce dernier avait récupéré une tôle de l'avion de chasse canadien des Forces Alliées qui avait été abattu. C'était le 5 mai 1942, en pleine occupation par les Allemands. Par crainte, Henri cacha ce morceau de tôle quelque part dans un grenier, là où il travaillait. Puis, les années passèrent… et ce débris métallique a refait surface… il y a une quinzaine d'années, entre les main de Joseph. Il tenta de retrouver la famille Ribout au Canada et alla lui-même porter ce bien triste "souvenir".  De chaleureux liens amicaux sont nés. Là-bas, Joseph  Dupon s'est juré de commémorer chaque année, la bravoure du Ribout !

Quelques heures après ce que je viens d'écrire, notre ami Joseph tient à apporter des précisions concernant la trouvaille de ce bout de tôle ! Je vous invite dès lors à lire ses commentaires. Car… "Il faut rendre à César ce qui est à César, et…. la tôle de l'avion abbatu à la famille du pilote !"
Merci Joseph !

04 mai 2014

Souvenir, souvenir,...

Voici une photo presque identique à une autre parue précédemment et qui, je l'espère, fera plaisir aux Warnetonnois.  Décidemment, j'ignore toujours si les habitants de Warneton prennent deux "n" ou pas !  Il y a en bien un qui figure sur ce cliché qui apportera une précision.
"Fera plaisir aux…" disais-je ?
Oui, parce que Régine reverra son grand-père.
Oui, parce les Mountches de la Cathédrale de la Lys reverront leur brave curé.
Oui, parce que les Musiciens, accompagnés de leur président d'honneur, vont jouer sous la baguette d'un chef Parfait.
Oui,… car Laplace est toujours à la même place.
Oui, oui, oui…. vous en trouverez d'autres, bonnes raisons ! 

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02 mai 2014

Retour chez les Croix de Feu, et… leurs veuves !

Voici une photo datant d'octobre 1975.
Elle rappelle l'assemblée générale des Anciens Combattants de 1914 - 18. On disait donc, à l'époque, "il y a une soixantaine d'années".   Aujourd'hui : un siècle est passé. 
Et le Devoir de Mémoire s'agite sur l'événement.

On y reconnait le "café Central", sur le coin de la rue d'Armentières et la rue du Touquet : siège du groupement présidé par Augustin Gesquière.
Durant la réunion, on y a remis la Croix d'officier de l'Ordre de la Couronne avec glaives de vermeil à MM. Gesquière, Vermeersch, Woussen et Linclau.  Après cela, les invités, dont beaucoup de veuves de Croix de Feu décédés, ont partagé un casse-croute, une tombola et… bien sûr : le verre de l'amitié.

A mes visiteurs plus anciens : je vous invite à citer des noms, si vous le pouvez.  

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01 mai 2014

Au Bizet : le 1er Bourgmestre qui n'est plus… de Ploegsteert.

Cette photo le prouve : la fusion des communes du Grand Comines a fait son oeuvre ! 
Nous sommes devant le Monument aux Morts du Bizet, lors de la journée des Poilus de France !  
Albert Laroye, qui n'a pour ainsi dire, jamais porté la ceinture emblématique durant les six années de son mayorat, n'est plus bourgmestre. 
C'est Daniel Pieters, nouveau bourgmestre, Cominois d'origine, qui présidera dorénavant les cérémonies patriotiques à Ploegsteert, au Bizet et ailleurs.  
Pour la circonstance, il s'est ceint de l'écharpe aux couleurs de la Belgique. 
Nous sommes donc en 1977, au plus tôt.
Il faudra attendre une bonne dizaine d'années avant que des échevins adoptent aussi le signe distinctif de la responsabilité scabinale. Et qui en sera le premier ?

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29 avril 2014

La ceinture était-elle obligatoire pour le Bourgmestre ?

11 novembre 1974 !   La fusion des communes n'était pas encore consommée. A Ploegsteert, alors que le semi-marathon n'existait pas encore, la célébration anniversaire de l'Armistice se résumait simplement à une messe, une visite au cimetière, un dépôt de gerbe au Monument aux Morts de la place, et un cortège jusqu' au Strand Military, le plus grand cimetière anglais de Ploegsteert, sis à quelque 300 avant le Mémorial. Mais il n'était pas question d'y aller jusque là.

Notre photo  : le Bourgmestre Albert Laroye, sans ceinture mayorale, vient de fleurir le Monument. 

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27 avril 2014

Les modes mayorales ?!?

Je vous avais promis une photo ancienne du Bourgmestre de Warneton, M. Jean Cappelle, ayant enfilé son manteau en jaquette, lors d'une cérémonie du 11 novembre. La voici. Ce n'est pas une "queue de pie", mais les pans arrondis sur le devant témoignent du soucis d'élégance du mayeur de l'époque. 

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Les modes changent. C'est vrai.  L'un des plus grands changements que je viens de remarquer, de ces quarante dernières années,... ne date que d'hier.  

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Grâce à une photo prise par ploegsteert-info.be, je remarque, pour la toute première fois, que l'actuel bourgmestre, Gilbert Deleu, ne porte plus sa "ceinture mayorale" sur le ventre mais bien "l'écharpe en bandouillère" à l'épaule.  Dommage, il semble bien qu'il s'est trompé de côté. L'épaule gauche ?  ou l'épaule droite.  Homme de gauche ?  ou homme de droite ?

Allez, je vous laisse à vos supputations et vos sourires !   Car… cette note qui d'un coup d'oeil traverse le temps, n'a pas d'autre but que de vous divertir.   

24 avril 2014

Un 11 novembre en… Jaquette !

A la veille de l' A.N.Z.A.C.day, cap sur Warneton, une ville qui n'est pas concernée par les Néo-Zélandais. A leur place, les Allemands y avaient établi leur siège durant le conflit de la Grande Guerre.
Que cela ne m'empêche pas de poursuivre ma petite retrospective des commémorations, des années "60-dix" .

Nous sommes devant le Monument aux Morts érigé en l'honneur des Warnetonnois morts pour la Patrie. 
Au micro, le Bourgmestre Jean Cappelle ceint de l'écharpe mayorale, y prononce son discours, sans papier ! C'est son coeur qui parle, assurément !  
A côté de lui, le garde-champêtre,... pardon, l'agent de ville, Mr Buzy veille au bon déroulement et au fonctionnement de l'haut-parleur. 
Derrière le 1er citoyen de Warneton, les échevins ceinturés aussi de leur écharpe noir-jaune, les conseillers et les délégations écoutent attentivement, en attendant la remise des distinctions honorifiques.  

Permettez-moi d'attirer votre attention sur un détail vestimentaire que l'on distinguera clairement sur un prochain cliché  : le Bourgmestre est habillé en jaquette !  Cela ne résumait-il pas toute la fierté de la ville ?

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23 avril 2014

Que seraient les cérémonies sans les Musiciens ?

Puisqu'on est en plein dedans, dans le "Rétro-Viseur" des années "60-dix" qui jette un regard sur les souvenirs commémoratifs au Bizet, à Ploegsteert, et un peu à Warneton, je tiens à présenter la photo d'une société musicale, qui, bien dans son bourg, s'est toujours chargée de rehausser les cérémonies patriotiques organisées par l'Ufac, les Poilus ou lors du 11 nov..

La présence des Géants, en arrière plan, prouve que ce cliché n'a pas été pris lors d'un tel événement. Mais cette photo est tellement éloquente d'une époque certes déjà très lointaine déjà. Après tout, l'Harmonie qui n'était pas encore Royale, n'a pas beaucoup changé. "Les Vrais Amis' apprécient sans doute beaucoup la tradition. C'est la raison pour laquelle les Patriotes peuvent compter sur eux. 

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21 avril 2014

Les frissons de la Brabançonne

A 8 ans, j'assistai pour la toute première fois à cette cérémonie commémorative de la Toussaint au Bizet. 
Soixante ans plus tard, ce rendez-vous paternellement patriotique tient toujours. Et je n'ai pas le souvenir d'avoir raté une seule année.

Si, dans mon esprit, le souvenir et le recueillement sont restés intacts… le programme cérémonial a par contre subi beaucoup de modifications. Oui,… les temps changent. 

Sur les photos d'aujourd'hui, bien des détails sont à mettre en évidence. 

La présence du curé, accompagné de son vicaire et de ses enfants de choeur : à l'aide du goupillon il bénira les tombes après avoir récité une prière cloturée par un "Amen" prononcé par la chorale paroissiale. A remarquer la présence de l'école avec Michel De Kee et…  celle de l'ancien bourgmestre Théophile Poupaert

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Pendant la séquence religieuse, les personnalités, leur gerbe en mains, attendent l'instant du dépôt, après que les clairons aient sonné cette courte mélodie du "Salut"

Sur une autre photo, prise quelques années plus tard, que voit-on ?
De gauche à droite : Qui portent les fleurs ? 

- Roger Dekyndt, pour la Fanfare st-André
- Albert Laroye, pour la commune de Ploegsteert
- Jo Verhaeghe, pour la Mutualité Chrétienne, organisatrice de la journée
- Robert Lamartine, pour les Prisonniers de Guerre
- Jules Lalau, pour l' UFAC
- Maurice Putman, pour… (désolé, j'ignore)
- Robert Lebelle, pour les Poilus de France

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4°)  Enfin, les deux hymnes nationaux belge et français ponctuaient la cérémonie. Et cette Brabaçonne m'a toujours donné des frisons depuis que je l'ai entendue, jouée par les orgues de l'église, tandis qu'un drapeau noir, jaune, rouge recouvrait le cercueil de Georges, mon père,… ancien combattant comme tout le monde !    

 

 

20 avril 2014

Et si on leur décernait une médaille...

Hier, j'écrivais :On y procédait aussi à la nomination des nouveaux porte-drapeaux en remplacement des empêchés et des décédés".

Aujourd'hui, je veux les mettre à l'honneur !  Ceux qui, sans leur présence, rendraient les cérémonies patriotiques bien fades, fort insipides, si mornes et très tristes.

Il y a une bonne trentaine d'années…  L'habitude s'était tellement bien installée que chacun connaissait les dates, les heures, les lieux de rendez-vous. Au moment venu, ils se rangeaient, selon un ordre de "préséance" amical  ou… poli, derrière la société musicale qui entonnait la marche. Point d' "officier" pour faire "marcher aux pas", ils les emboitaient selon le précédent !  Autour du monument, ils savaient comment l'entourer pour le mettre à l'honneur : "Les héros disparus".  Aux hymnes nationaux, ensemble, ils abaissaient la hampe, sans trembler, pour bien montrer les couleurs. Dans un silence muet, les personnalités fleurissaient la stèle, selon un rite traditionnel : d'abord la commune, puis le comité organisateur, ensuite les associations invitées et d' autres  qui tenaient à participer à la cérémonie.  Celle-ci terminée, le tissu aux trois couleurs enroulé et s'il n'y avait pas de "vin d'honneur", les volontaires  s'empressaient d'aller "prendre un pot" au bistro du coin !  

 

J'aime cette photo noir et blanc, elle présente une particularité : à vous de la trouver. 

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19 avril 2014

C'était quoi, l' U.F.A.C. ?

L'Union Fraternelle des Anciens Combattants !  
Tout simplement. 
Ses membres, qui se réunissaient en assemblée générale une fois l'an, tenaient surtout, ce jour-là, à se mettre en règle de cotisation qui s'élevait à l'époque à 10 francs belges.

Lors de ces réunions, après la minute de silence pour les défunts, le comité que présidait feu Emile Van Ruymbeke puis Jules Lalau, informait l'assemblée de la situation de la trésorerie,  des décisions prises à l'échelon national et des activités futures le l'association,. Celles-ci se composaient essentiellement d'un voyage d'un jour, d'un banquet à l'Hostellerie de la Place, et d'un concours de... 421.  On y procédait aussi à la nomination des nouveaux porte-drapeaux en remplacement des empêchés et des décédés.
En quoi le groupement pouvait être utile pour ses membres ?  Le comité se chargeait de l'attribution des distinctions honorifiques, des formalités administratives pour l'obtention de pension d'invalidité de guerre, de cartes de réduction sur les chemins de fer, etc

Un point mérite d'être souligné :  les veuves de membres anciens combattants devenaient systématiquement membres et pouvaient profiter de toutes les activités de la société. Normal, non ? DSC03230.JPG 

18 avril 2014

Les cérémonies patriotiques : une affaire d'hommes ?

Voici un autre cliché de la cérémonie d'hommage aux Anciens Combattants, au Bizet, le 1er novembre 1972.

On y reconnait un tas de gens que l'on a bien connu et que, je l'espère, se rappelleront à votre bon souvenir. 

Tenez par exemple : "Monsieur Daniel", qui fut instituteur, pompier, comitard du foot-ball… 

J'aime particulièrement cette photo parce qu'elle présente l'inverse de ce qui se fait trop aujourd'hui : pixeliser les gens en écharpe qui sont toujours les mêmes pour "ignorer" les fidèles, les anonymes, les "sans-grade". Eux aussi participent autant, mais humblement, au soucis du "devoir de mémoire".

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17 avril 2014

"Si t'es un Vrai Mountche, tu dois en avoir connu…"

Et à Warneton ?

Bien sûr qu'à la cité des Mountches, les "Croix de Feu" furent également mis à l'honneur lors des  cérémonies commémoratives du 11 novembre. 
Je viens de retrouver quelques photos datant des années "60-dix", sur lesquelles de vrais Mountches reconnaitront, tantôt un grand-père, tantôt un grand oncle. Il m'est impossible de citer leur nom, mais je compte bien que des commentateurs bien avisés auront à coeur de les identifier.

Ces pages contribuent à assurer notre "Devoir de Mémoire"… vis-à-vis de nos proches AUSSI !

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15 avril 2014

En souvenir des patriotes des années 70 !

Toujours à propos de cette même journée du 11 novembre 1976, à cette époque, point de "Semi-Marathon du Souvenir". Après la messe, l'assemblée se rendait au cimetière derrière l'église pour un moment de recueillement devant le pelouse d'honneur réservée à l'inhumation des Anciens Combattants.

Notre photo rappelle cette visite.
Si j'ai choisi de vous montrer ce document, c'est pour vous inviter à reconnaitre les gens qui y figurent. 
Tous sont décédés. Sauf cinq !
A vous de les reconnaitre et de les rappeler à votre bon souvenir ! (Cliquez pour agrandir)

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14 avril 2014

En 1976… on ne s'imaginait pas !

J'en conviens,… "c'est un peu disparate tout cela" !
Les photos que je vous présente dans cette série ne suivent aucun ordre logique, chronologique ni historique. Simplement, j'essaie de faire revivre ce qu'était le patriotisme d'il y a une quarantaine d'années, à Ploegsteert-Le Bizet, en comparaison de ce qui se déroule aujourd'hui. 

De plus, si ce "Rétro-Viseur" peut permettre à ces braves Anciens Combattants Belges ou Français des deux guerres,  de ressusciter durant quelques heures auprès de leur famille, j'en suis fort heureux. Dans quelques mois, on se taira au profit des… foot-balleurs de l' UEFA (pas de l'UFAC)

Notre photo d' aujourd'hui :  le 11 novembre 1976. Les Croix de Feu, à l'église. Il n'en restait plus que cinq : Emilien Guillebert, Louis Spanninck, Alfred Dutho, Amédée Vandecasteele et Marcel Duhayon. 
Témoignage de M. Duhayon que j'écrivais dans le Nord-Eclair :  
"Nous étions au canal Gand-Terneuzen. Cela faisait deux ans et demi que je n'avais plus vu ma famille. Lorsque nous avions appris la nouvelle, que la guerre était finie, quelle immense joie ce fut pour nous ! Vous comprenez…" Etait-ce le froid, ou l'émotion… mais soudain ses yeux s'embuèrent. Sa mémoire faisait un bref recul de 58 ans. 
Il faut vraiment être des anciens pour comprendre. Que les jeunes en fassent tout au moins… l'effort" !

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13 avril 2014

Le port de médailles recommandé !

Ayons, aujourd'hui, encore un regard dans notre modeste petit "Rétro-Viseur" pour se remémorer ce qu'étaient les fêtes  patriotiques d'il y a 40 ans. 
Cette année-là, 1974, l'UFAC vécut sa journée commémorative au Bizet débutant par la messe, suivie de la remise des distinctions honorifiques devant la stèle dédiée à Paul Rose. Puis, en cortège, précédé par la Fanfare St-André, le groupement accompagné des personnalités locales alla déposer une gerbe au Monument aux Morts. Enfin, la journée se termina par un vin d'honneur suivi du traditionnel banquet servi au local de l'association, l'Hostellerie de la Place à Ploegsteert. 

A l'époque, détail intéressant, il était recommandé aux membres de porter les médailles. Ainsi, il n'était pas rare de voir des anciens combattants à la veste déformée sur la gauche par le poids des médailles y accrochées. 

Quels avaient été leurs faits d'arme pour recevoir autant de médailles ?  De l'héroïsme, du courage, du respect patriote, de la bravoure, de la fidélité, du dévouement, de l'emprisonnement, de l'anciennementé ?

Comme tout collectionneur, les anciens combattants collectionnaient aussi leurs bijoux et les exhibaient fièrement !

Pour rappel : les décorés de ce jour-là furent : Fernand Butaye, André Dewaele, Joseph Lamote, Raymond Lalau, Adrien Notredame et Maurice Odent.  

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10 avril 2014

Tout démarrait avec les honneurs aux couleurs !

Revenons à la cérémonie commémorative des "Poilus de France"… d'il y a 40 ans !
A ce temps-là, la journée commençait toujours par un passage en revue des couleurs nationales, portées par de fiers et dévoués  porte-drapeaux. Le président y tenait beaucoup : c'était une forme très respectueuse d'accueillir ses invités et les personnalités politiques. Et… attention délicate : ils n'hésitaient pas leur serrer la main !
La photo ci-dessous révèle un détail qui mérite d'être souligné : parmi les drapeaux, repérez celui des… "Gars de la Lys" !

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08 avril 2014

"Les Poilus de France se souviennent"… tel était le titre du N.E.

Voici la plus ancienne photo que j'ai prise de la cérémonie des Poilus de France, vers la mi-mai 1972.
Autrefois, les groupements patriotiques ploegsteertois s'organisaient ainsi : 1er dimanche de mai, pour l'Union Fraternelle des Anciens Combattants (Belges), 2e dimanche de mai : les "Poilus de France" qui comprenaient 400 familles réunissant les anciens combattants de 14-18 et de 39-45, les anciens d'Afrique du Nord ainsi que les Français résidant en Belgique. 
La bonne entente voulait aussi que les cérémonies se déroulaient une année à Ploegsteert, la suivante au Bizet. Ainsi, les Vrais Amis officiaient chez eux, de même que la Fanfare St-André chez elle. Pour les deux curés : ils se répartissaient les célébrations eucharistiques de la manière la plus équitable qu'il soit. 

 

Sous la présidence de feu Robert Lebelle, les discours prononcés lors du vin d'honneur étaient longs, nombreux et très attentionnés à l'égard des personnalités présentes : MM. Hirnt, consul de France à Tournai; Y.Lebrun, conseiller supérieur; G.Hazebrouck, maire d'Armentières; L. Bullus, président des sauveteurs;  Dekeyzer, président d'Armentières; A. Laroye, bourgmestre de Ploegsteert;  O. Loridan, échevin à Warneton, Dewart, adjudant-chef, ainsi que des échevins et conseillers communaux….. A l'issue de la cérémonie, l'on rendit encore hommage à la tombe de R. Clatot, ancien président. 

 Dimanche dernier, l'actuelle Entente Patriotique a programmé de célébrer une journée commémorative unique en réunissant les deux groupements autour du même monument. 
Pourquoi ?   Je ne suis pas dans le secret des dieux, mais…s'il n'y a plus de combattants, autant...

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06 avril 2014

Notre Bourgmestre a pris de la bouteille !

Hier soir, tous les amis et partisans du Bourgmestre Gilbert Deleu ont tenu à participer à la soirée annuelle mise sur pied à son honneur, et dont les profits servent à soutenir "Le Village". 
Mais l'édition de cette année 2014 fut aussi l'occcasion de mettre en évidence ses 25 années de mayorat. 
Les blogs amis voisins commentent et illustrent largement l'événement. C'est formidable : Sans y avoir été présent, il est possible de vivre "après coup", toute son ambiance. 

Le document que je vous propose est très antérieur à l'annéede son premier mayorat  2014 - 25 = 1989 !   Hélas, je ne peux en préciser la date exacte, mais cette photo doit avoir prise lors de la fête commémorative de l' UFAC, alors que la fusion des communes venait d' opérer le mélange et l'élection des… représentants politiques du "Grand Comines", né en 1977.  

Pouvais-je manquer l'occasion de vous présenter cette photo, aujourd'hui ?  
Que cette petite note serve de témoignage de ma sympathie et des félicitations pour l'immense travail accompli pour la commune de Comines et la ville de Comines-Warneton.

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05 avril 2014

LE MEMORIAL ! ! !

Cet impressionnant édifice en pierres blanches, en forme de rotonde, construit pour se souvenir de plus de 11.000 soldats britanniques disparus  À JAMAIS dans les boues ensanglantées du sud de la Douve, pendant a Première Guerre Mondiale, servait, jusqu'en 1981, uniquement de décor aux bois de la Hutte. 

C'est durant cette année-là, que les Ploegsteertois ont vraiment pris conscience de la présence commémorative de ce mémorial. "Cinquante années", il fallait bien célébrer l'anniversaire de son inauguration par le prince Léopold, qui devint le 4e roi des Belges, trois ans plus tard. 

Avant 1981, de mémoire de Ploegsteertois, jamais la moindre cérémonie s'y déroulait. Il a fallu cet mémorable week-end de fin mai 1981, mis sur pied par un comité composé de Jo Verhaeghe, Michel Debacq, Pierre Woestyn, Fernand Dauchy, Christian Maes, Robert Knockaert, Jean-Claude Walle et MDW (eh oui) pour que démarre cette sensibilisation et cet attachement à l'attention du Mémorial. 

Voici une photo de ce dimanche 31 mai 1981 et un clip-souvenir qui permettra de revoir cet inoubliable week-end. 

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03 avril 2014

Ont-ils préféré de se taire ?

Comme promis hier, permettez-moi de vous proposer une nouvelle réflexion.

Voici une photo qui rappelle ces sympathiques visites que l' UFAC (Union Fraternelle des Anciens Combattants) faisait, lors des anniversaires de la Victoire (8 mai 45)  ou de l'Armistice (11 nov 18),  aux pensionnaires de la Maison de Repos de Ploegsteert, qui était tenue à l'époque par des Relgieuses.

Ces "Petits Vieux" que l'on voit attablés ensemble, étaient pour la plupart tous des Combattants de l'Yser en 14-18.
Parmi la délégation, on reconnaîtra entre autres : MM. Lalau, Singier, Dezeure, Claerhout, Dewart, Hof, Van Ruymbeke, ainsi que des conseillers de la Commission d'Asistance Publique (=CPAS).

Je l'admets. C'est vraiment de la vieille histoire. Mais leur souvenir mérite d'être réveillé, non ? 

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02 avril 2014

Les générations se suivent, les traditions changent !

Les prochaines semaines qui arrivent connaîtront de multiples commémorations patriotiques. Elus communaux, porte-drapeaux, citoyens patriotes, comitards associatifs, musiciens dévoués, policiers en grande tenue, tous auront à coeur d'extérioriser leur soucis du "devoir de mémoire" par une  présence grave et remarquée aux différentes cérémonies.  Ca sera tout aussi haut en couleurs qu'autoritaire en protocole. Le respect de la tradition a voulu qu'il en soit ainsi. Et le verre de l'amitié a sauvegardé l'assiduité et en a multiplié la fréquence.

Aujourd'hui, j'entame une grosse série de photos prises il y a une quarantaine d'années, lors des cérémonies patriotiques organisées par l' "UFAC" ou les "POILUS" : deux associations peuplées de véritables Anciens Combattants de 14-18 (les Croix de Feu)  et de 40-45  (des Anciens Prisonniers de Guerre, des Invalides, des Réfractaires, des Résistants, ainsi que des Anciens d'Afrique du Nord).
A cette époque, point de "maître de cérémonie" ni de discours. Tout se déroulait en silence, suivant une immuable suite de faits et gestes que chacun connaissait. Au terme des  dernières notes des hymnes nationaux qui cloturaient les cérémonies, les copains, pour ne pas dire les "camarades et anciens frères d'armes" se réunissaient au café du coin pour se désaltérer ensemble, à leurs frais, pour… "oublier tous ces mauvais souvenirs" qui ont fait partie de leur vécu.

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Les derniers "'Croix de Feu" de Ploegsteert lors de la messe du 11 novembre vers 1973 (?)
Cliquez sur la photo pour la voir en plus grand.

 

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01 avril 2014

Installons les pots de fleurs, sans fleurs !

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Vu l'état assez regrettable de la propreté urbaine de nos "centres commerciaux", Comines et Le Bizet, dû aux indécrottables incivilités de la part des fumeurs qui se débarassent sans vergogne de leurs mégots, nos échevins, Mme M.E. Desbuquoit, responsable de la propreté publique et du fleurissement de la ville, ainsi que M. D. Vandeskelde, responsable du commerce, ont exprimé le souhait d'appeler à la participation des riverains.

L'information passera d'ailleurs officiellement par le "Vivre à Comines" de ce mois.

Le principe sera le suivant :
pot cendrier gros plan.jpg1°) Les patrons de bistrots et débits de tabacs seront tenus de vider quotidiennement, sous peine de poursuites,  leur bac-cendriers posés à l'entrée de leur établissement.
2°) Les riverains des rues commerçantes pourront se procurer à l'hotel de ville de Comines ou à l'Antenne du Bizet, des pots en terre cuite marqués de l'écusson de la ville, à accrocher sur les piquets urbains en fonte plantés devant leur façade.

Ainsi, peut-on espérer que les "passants" pressés de s'approvisionner en tabac auront à coeur d'utiliser ces "cendriers de fortune", facile à vider par le personnel communal. 

Pour ma part, je me réjouis de ce projet de salubrité publique. Car l'autre jour, alors que je marchais sur un trottoir, je dus esquiver un mégot lancé, tel une chiquenaude, à partir d'une terrasse de l'autre côté de la rue. J'eus beau dévisager le fumeur en question : il ne s'en est même pas rendu compte tellement il toussait !