01 juin 2014

L'accueil de la population locale : Ca, c'est Ploustère !

A 10h00 se tenait une cérémonie à l’église. Les noms de tous ceux qui ont été tués le jour de Noël 1914 - et aussi ceux qui sont morts de leurs blessures ont été cités et les hymnes ont été chantés, y compris Demeurez avec moi et Jérusalem. 

k7.jpgAprès quoi, les habitants nous ont apporté tant de cadeaux - principalement de bonnes bouteilles - que nous aurions pu ouvrir un débit de boissons. Vous ne pourriez pas vous imaginer combien de visiteurs sont sorti le jour de Noël pour venir voir un groupe d'étrangers occupés à vidanger de l’ eau et de la boue hors d'un trou, en Belgique!

Vraiment, nous avions tenté de créer une bonne relation avec les habitants locaux. Ceux d'entre vous qui assistent aux cérémonies dans des cimetières militaires en France ou en Belgique savent que rarement les populations locales montrent beaucoup intérêt. Malgré tout, durant tous les interview pour la TV ou la presse,  nous avons expliqué toutes nos raisons d'être là : 

1) Pour récolter des fonds destinés à des organismes de bienfaisance charitable. 

2) Pour revivre une partie de la vie du soldat “de première ligne”.

3) Et enfin, pour qu’à Noël, tout le monde qui boit plus et mange trop en s’offrant des tas de cadeaux, puisse s'arrêter, juste pour une seule minute et avoir une pensée pour tous ceux qui ont combattu ici et/ou y sont morts. 

 

A en juger par le soutien que nous avons reçu de toute l'Europe, nous osons penser que les gens d’ici ont fait de même. (Notre appel à la charité  atteint maintenant la somme de  £ 2000 - et des dons arrivent encore !)

29 mai 2014

Comme ceux de 14-18, ils ont pataugé...

A bien regarder cette photo, on peut imaginer la pluie qui est tombée avant Noël. 

Mais, laissons Taff raconter lui-même son expédition ...

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Dans le même temps, une tempête menaçait la France et la Belgique à la veille de Noël. Elle est arrivée en force et elle fut la pire tempête enregistrée en Belgique depuis 50 ans. Dans un rien de temps, près de 3 pieds d'eau inondait dans la tranchée qui ressemblait à une piscine intérieure. A 05h30, nous avons décidé pour des raisons de sécurité, d'abandonner la tranchée pour le reste de la nuit. Car, plusieurs portions du parapet avaient déjà cédé.

En 1914, il y aurait eu tout un peloton d'infanterie pour tenir cette partie du front et les hommes du Génie auraient été sur place pour consolider les parois et pomper l'eau . J'ai décidé qu’il n’y avait nul besoin de risquer de  tuer quelqu'un par soucis de fidélité à la réalité. Nous nous sommes retirés dans la grange voisine (où il faisait beaucoup plus froid que dans les petits dug-out) . Au matin de Noël, l’ aube apparut froide et claire; beaucoup de gens arrivent pour nous souhaiter bon courage. Des cadeaux de nos familles et amis nous attendaient à la ferme; ils avaient été envoyés vers la Belgique pour nous être remis par les habitants le jour de Noël. Ils ont été très appréciés. Tout le monde reçut une boîte-cadeau de SAR la Princesse Marie :  des cigarettes et du tabac pour les fumeurs,  - les non- fumeurs reçurent des friandises en forme de bonbons acidulés  enfermés dans des coffrets cadeaux en laiton, avec un portrait de la princesse. Ces dons sont donc arrivés à bon port. Un merci très spécial à Charlotte et famille de la ferme Varlet, Poelkapelle (?) , pour leur aide et leur soutien qui ont été très appréciés, comme toujours .

 

Il y avait des messages de soutien de la part de supporters des Chums tels que Spike Milligan, David Jason, Patrick Malahide, Sir Winston Churchill, et Earl Haig de Bermersyde pour en citer quelques-uns. Cela nous a vraiment réconfortés.

 

28 mai 2014

Les conditions météo de 14 arrivent !

A partir de ma relation dans le Nord-Eclair l'avant-veille de Noël 1999, de nombreux autres journaux et télévisions ont rappliqué sur les lieux. Le temps était encore radieux, le soleil encore présent, tel en témoigne ma photo. 

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Mais laissons notre ami Taff Gillingham raconter lui-même les détails de son expédition avec ses potes Chums. 

 

 

La veille de Noël débuta par une belle aurore lumineuse . Des journaux locaux et nationaux, radio et télévision vinrent à notre rencontre pour relater ce que ces  “cinglés” d’Anglais faisaient dans ce trou boueux. Ils sont venus de toute l'Europe pour nous voir. De tous les pays, sauf l'Allemagne et la Grande-Bretagne bien entendu. En une nuit, nous étions devenus les stars de la Noël 1999 et tout le monde accourait pour nous voir . Au cours des prochains jours, plus de 1500 personnes sont venus d'aussi loin que la frontière belgo-hollandaise et la côte bretonne . Un couple qui avait entendu parler de notre expédition sur le  site web de  “Hellfire Corner” est arrivé le lendemain de Noël pour faire un don et nous voir en personne - un geste que nous avons tous vraiment apprécié .

Le creusement s’est poursuivi durant toute la veille du 24 décembre, et à la fin de l'après-midi, l'endroit paraissait déjà très - une vraie maison . En fait, juste l'endroit où vous aimeriez passer Noël quand vous ne souhaitez pas trop tombé endormi sous l’effet de l'alcool, devant un bon feu de bois,  après avoir échangé des cadeaux superflus avec d’autres qui pensent la même chose !

 

Après le dîner - préparé comme toujours par Mike Johnson de 1/Royal Warwick, nous marchions vers le Mémorial de Ploegsteert de parade pour y déposer une gerbe à la mémoire tous ces tués dans la région . A présent, la pluie  commença à tomber fortement et bien vite, tout le monde fut percé . Après cette cérémonie, alors que nous remontions la côté, nous avons été accostés par une famille qui était à la mi-temps de leur réveillon de Noël ( dégusté par les habitants locaux vers minuit la veille de Noël). Nous avons été invités à prendre quelques verres au cas où notre tranchée serait trop boueuse, ce que nous avons accepté. Nous avons vécu Noël ( à l’heure locale ), puis une heure plus tard selon notre heure (Pendant tout le voyage, nous avons gardé l’heure anglaise, comme l'armée britannique l’a fait au cours de la Grande Guerre) . Après avoir vidé la caisse de bière de notre hôte, nous sommes péniblement retournés vers notre “résidence” . L'eau avait progressé de 2 pieds de profondeur. Nous l’avons vidée !
Vers 02h00 , la télévision russe est arrivée pour une entrevue surréaliste dans l'obscurité, la pluie et la boue . Vers 03h00 , Bob Stedman a commencé à souffrir des premiers symptomes de l'hypothermie . Il a été quitté son “dug-out” pour rejoindre la grange toute proche où il a pris un traitement réparateur . Le lendemain matin, il était retapé et de retour avec nous pour notre reconstitution.
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Une autre photo, quelques heures plus tard  : la flotte a inondé la tranchée !

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26 mai 2014

Il a commencé à pleuvoir…. pleuvoir…. pleuvoir….

k19.jpgLe fond de la tranchée, prévu en planches de bois (il n’existait pas de palettes en Décembre 1914) disparaissait aussi rapidement que nous les installions. Les planchers disparurent littéralement dans la boue sans fond . Ainsi,  l' eau monta jusqu'à plusieurs centimètres en quelques heures et a dû être vidangée régulièrement . La nuit fut très froide mais sèche . Rifleman Maltby dormit sur la banquette de tir toute la nuit avec, pour compagnon, celui qui était de service. Les “dortoirs” “étaient exactement comme ils devaient l’être à l'époque - des creusements dans la boue de 4 pieds de large, longue et 7.5f pieds de longueur  et haut de 2.5 pieds. Trois personnes seulement pourraient s’y faufiler très difficilement et avec beaucoup d'inconfort . Seulement, une fois à l'intérieur , ils étaient étonnement bien au chaud. Les murs ont été construits en sacs de sable  avec la base enfoncée de 1 pied dans la boue . Le sommet a été couvert de vieilles portes (prises dans des fermes abandonnées - (d'où notre besoin d’en emporter avec nous ) et ensuite recouvert d'une fine couche de boue pour la protection ( certes insuffisante ) contre des éclats d'obus . Après une paire d’ heures, vous sentiez bien l’ humidité tout autour de vous pour vous réveiller à peine endormi dans quelques centimètres d' eau avec tous vos vêtements percés jusqu'à la peau.
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"Nice to see you, Taff !"
Premier contact avec Taff qui nous expliqua les raisons de la présence des Khaki Chums, à non loin de Plug-street. "On s'est basé sur des plans précis  dessinés par un Tommie qui indiqua le lieu de la Fraternisation.  J'ignorais tout encore de qui fut Bruce Bairnsfather et de ses dessins. 

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25 mai 2014

"Un voyage jamais tenté depuis 80 ans !"

Poursuivons le récit de Taff qui nous raconte : 

Le 22 Décembre 1999, neuf garçons, des “Chums” représentant des régiments aussi divers que The Royal Warwicks , The Bedfords , The Argyl & Sutherland Highlanders , The Cheshires , The Nord Staffords , The London Rifle Brigade , The Norfolks et The Scots Guards  s’apprêtèrent à embarquer neuf portes victoriennes , 500 sacs de sable , du bois de chauffage , des pioches , des pelles , de la nourriture ( en conserve d’époque) et une grande quantité de “brol” et de camelote qui n’ont servi qu’à égayer l'ambiance générale de la tranchée. Le tout chargé dans deux véhicules qui semblaient rétrécir au fut à mesure qu’on les chargeait. Après un voyage fatiguant et très surchargé, nous sommes arrivés au petit hameau de Saint- Yvon à 7 h du matin le 23 Décembre .

k10.jpgLes travaux commencèrent immédiatement - un foyer a été allumé et le thé préparé. Pendant ce temps le remplissage de sacs de sable démarra sans interruption. Notre arrivée ne fut pas passé inaperçue : les habitants voisins offrirent des boissons chaudes , de la nourriture et des bons lits pour dormir . La plupart fut étonné face à notre refus de toutes ces offres de logement... avec chauffage central - " Oui madame, nous allons vraiment dormir dans ce trou plein de boue dans ce champs très boueux ... " " Et oui , tout notre équipement est exactement le même qu’en 1914,...  même nos sous-vêtements " ! Vraiment, c’était ainsi : des étiquettes en papier de la nourriture jusqu’au fond de nos poches,  1999 est resté totalement à la maison. 

À la fin de la première journée, la tranchée était présente déjà. En raison du trop d’eau, elle fut creusée à 3'6" de profondeur; surmontée d’un parapet de 3' avec des sacs de sable, telle que l’indiquent les manuels de l'époque.  Comme la nuit tombait, il n'y eut pas assez de places pour tout le monde, pour dormir - mais quelqu'un fut de service tout le temps.
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une autre photo prise en 1999 :

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23 mai 2014

Ils se prénommaient : Rob, Tim, Steve, Kevin, Bob, Colin, Mike, Mo, Dick & Taff

Notre ami Taff, dans l'article se posait la question :

"Alors pourquoi vous raconté-je tout cela?"

Tout d'abord , nous ne faisons pas cela uniquement pour le plaisir ( ! ) . Nous espérons recueillir beaucoup d'argent pour la charité . Si nous réussissons à récolter suffisamment, nous espérons pouvoir remettre des sommes d'argent à RBL Poppy Appeal, The British Limbless Ex-Servicemens Association, St Dunstans, the Friends of War Memorials et enfin un petit don pour les clairons qui jouent le Last Post tous les soirs à la Porte de Menin à Ypres . S'il vous plaît, soutenez-nous. Le risque d'attraper une pneumonie en vaut la peine!

Si vous voulez contribuer, faites-la à l'ordre de :

« L'Association pour la mémoire militaire" .

Deuxièmement , il nous faudra garder le moral bien haut pour que les “Chums” puissent tenir ces cinq jours. Par conséquent , si vous pouviez écrire un petit mot aux garçons , ils seraient très heureux de vous lire . Aussi, n'hésitez pas à envoyer quelques effets réconfortants par exemple  - écharpes tricotées , gants, cagoules ou peut-être puddings de prune , de chocolat ou d'autres denrées alimentaires. Utilisez votre imagination - un rien contribuera à encourager les garçons ! Si vous souhaitez écrire individuellement aux Chums " envoyés au front " , ou leur expédier un cadeau de Noël, voici la liste complète des participants , classés par numéro, grade , nom , et Régiment - dernière liste des participants ( 30.11 . 99 ) :

5248 Sgt. Taff Gillingham 1/Royal Warwickshire Regiment
4943 Pte. Rob Barnes 1/North Stafford Regiment
2711 Pte. Tim Clover 2/Scots Guards
1795 Pte. Tim Godden 1/Norfolk Regiment
4079 Rfn. Steve Maltby 5/London (London Rifle Brigade)
2958 L/Cpl. Kevin Smith 6/Cheshire Regiment
3093 Pte. Bob Stedman 2/Bedfordshire Regiment
110 Pte. Colin Wright 2/Argyl & Sutherland Highlanders
4616 Pte. Mike Johnson 1/Royal Warwickshire Regiment
1256 Pte. Steve Fairbank 1/Hampshire Regiment

A partir du  26.12.99, nous serons rejoints de : 

198 Pte. Mo Stokes 1/Devonshire Regiment
7940 Pte. Dick Knights 2/Essex Regiment
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notre photo originale : 
Les travaux du creusement de la tranchée sont bien entamés.  Il fait chaud à l'avant-veille de Noël, à "Plug-street".  Mais, impossible de les nommer, même si leur noms figurent plus haut. 
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22 mai 2014

Passer Noël à l'endroit exact de la Fraternisation !

L'objectif de cette série de notes ainsi que les références étant précisés, voici deux articles du Hellfire Corner.  Taff Gillingham des "Khaki Chums" y a donné une description de ce que lui et ses amis avaient planifié pour leur séjour dans les tranchées de Ploegsteert à Noël 1999. 

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Connaissez-vous les activités de l'Association pour la mémoire militaire - "The Khaki Chums " ?  Taff répond : 

Depuis 1990, nous avons récolté près de10 000 £ pour des organismes de bienfaisance, grâce à notre connaissance élémentaire de la vie du soldat britannique. Nous avons donné des conférences à des centaines de jeunes dans les écoles, ainsi que dans des musées et des Associations de Régiments dans tout le pays . Sachez que notre soucis du détail quant à  la nourriture, aux trousses de sous-vêtements et même du rasage nous a valu une réputation de grands historiens dans ce domaine. 

Cette année, nous avons décidé de faire un voyage dans le but de récolter de fonds avec une particularité.

Alors que la plupart d'entre vous se préoccuperont de leur repas de Noël, pour dresser les tables, s’approvisionner en nourriture et boissons, ou tout simplement préparer un bon petit feu de bois,  les Khaki Chums affronteront les rigueurs de l'hiver de Flandre .

Pour commémorer le 85e anniversaire de la Trêve 1914, neuf d'entre nous se rendront à ' Plugstreet ' pour vivre à l'endroit exact où le dessinateur Bruce Bairnsfather (créateur de « Old Bill »)  a passé le jour de Noël 1914 et où il fraternisa avec des soldats allemands .

Le voyage se déroulera du 23 au 27 Décembre. Il n'y aura aucun sacs de couchage, ni  tentes ou autres ustensiles disponibles. Tous les matériaux de construction seront d’époque de 1914, comme tous les aliments que nous consommérons . Comme vous pouvez l'imaginer, il fera extrêmement froid ( -3° l’an dernier ! ) De plus, il n’y aura peu ou pas de couverture pour nous couvrir si le temps devait être pire encore. 

A 20h00, le soir de Noël, nous défilerons  à la Porte de Menin et déposerons une couronne. Egalement au Mémorial des Disparus, à Ploegsteert, nous y déposerons une couronne pendant notre séjour .
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La photo inédite : Ils viennent d'arriver à St-Yvon et délimitent leur tranchée.

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21 mai 2014

Merci, Taff Gillingham !

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La  photo ci-dessus vous dit-elle quelque chose ? 
Il s'agit du groupement britannique des Khaki Chums défilant vers St-Yvon, le jour de l'inauguration de la plaque dédiée à Bruce Bairnsfather, le 13 décembre 2003. Il y a dix ans !
C'est cette même association qui a planté, quatre ans auparavant, à la Noël 1999, la Croix de la Trève de Noël, la "Christmas Truce Cross", là où les Tommies et les Boches firent taire leurs armes en 1914.

A gauche de la photo, marchant à côté de son peloton, vêtu de sa peau de mouton,  le Sergent Taff Gillingham est à l'origine de l'érection de cette croix de bois,  symbole de cette fraternisation, d'échanges, de chants et de mise en terre des camarades morts sur No Mans Land. 

Dans les prochaines notes, je lui donnerai la parole en me référant à un article de presse écrit à l'époque, et dont voici la référence : 

http://www.hellfirecorner.co.uk/chums.htm

k1.jpgDu mieux possible, et avec son autorisation,  j'ai patiemment traduit de l'anglais vers le français le texte paru sur Internet en me souciant  constamment de respecter l'esprit qui a animé notre ami Taff et ses hommes.

Sans lui, "Plug-street" n'aurait peut-être jamais connu cette réputation dont, aujourd'hui, la ville de Comines-Warneton s'en "réjouit".

Peut-être est-il un peu tôt pour écrire l'histoire de cette humble Croix de "Xmas Truce", mais, nous sommes en 2014 : On en célébrera le Centenaire de ces quelques jours de Paix qui auraient dû se poursuivre définitivement si….

19 mai 2014

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Une nouvelle bannière apparaît 
sur mon "Rétro-Viseur". 

Il s'agit d'un montage réalisé à partir de plusieurs photos piquées de la toile.  Il me faut donc remercier les auteurs-photographes anonymes que je ne connais pas. Comment ?
Thank you everyone !

Mais reconnaissez-vous les lieux ?
En saisissez-vous le message ? 
Connaissez-vous l'histoire de cette croix ?

 

A bientôt !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

17 mai 2014

"… Ramasse !…"

"Comme c'est bizarre !".  Les citoyens extra-muros warneton-cominois seraient-ils plus grincheux qui les vrais "Coménos" ?

Après les deux heures de lecture des procès-verbaux rédigés au terme des réunions citoyennes dans le cadre de l'Agenda 21 organisées par la Ville des Comines-Warneton dans les différentes localités (elles sont sept) c'est le constat amusant que je viens de faire. http://www.villedecomines-warneton.be

Sauf pour le rapport concernant la dernière réunion de Comines-centre, le 4 mars dernier, tous les autres comptes-rendu mettent en exergue le même phénomène : la propreté est une inquiétude. 
A cause de LA BALAYEUSE qui agace les oreilles, qui oublie des rues, qui est trop souvent en panne….
et à cause des DETRITUS qui trainent partout, autour des poubelles trop pleines, dans les fossés,…etc…. sans parler des "kakadtchien" laissés par insoucience des maîtres.  

C'est vrai quoi, c'est un réel problème ! On ne va quand même pas mettre des agents-constatateurs à chaque coin de rue, ou en rase campagne pour prendre en flagrant délit les pollueurs ? 

Je propose un truc : crier "Ramasse" chaque fois que vous voyez un incivique jeter son papier, sa canette, son mégot, son paquet de frites, son emballage plastic, sa bouteille, un euro,...  

Enfin, j'avoue, le choix de la photo… ne sert qu'à vous inviter à la lecture de cette note !  Mais, ce sera quand même "lettre morte". Les visiteurs de nos localités n'ont pas la notion du respect de notre environnement et de l'accueil qu'on leur réserve ! 

13 mai 2014

1904 : le "Couvent" arrive au Bizet !

Changeons de sujet. 
"LE DOMAINE" !
Celui qui est paroissial.
Celui que les anciens Bizétois appellent encore "le Couvent"
Cette photo, prise vers les années 1930, illustre la sainte atmosphère qui y régnait.
Devant le bâtiment reconstruit en 1924 après le désastre de 14-18, s'élevait une statue colossale : celle du  Père d'Alzon.

Il y a 20 ans, en ce mois de mai, le Comité de Gestion du Domaine avait organisé une visite des lieux : de l'abri britannique sur lequel s'élève le Calvaire à la salle de théâtre qui était, autrefois, la belle chapelle de ce "petit séminaire". 

Le "Rétro-Viseur" vous aide à vous en souvenir… pour prendre goût au "devoir de mémoire".

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10 mai 2014

Au revoir !

Cette note achève notre série de photos des années 70, prises lors de cérémonies patriotiques desquelles, aujourd'hui, la Ville de Comines-Warneton en est toujours aussi friande.
Ainsi, depuis le 2 avril dernier, nous avons pu revoir, avec une touche  d'émotion sans doute, beaucoup de nos compatiotes et concitoyens partis vers cet au-delà qu'on ne connait pas. 
Si cela nous a fait plaisir de les voir "ressusciter" au travers du "Rétro-Viseur", cela nous a permis d'apprécier que ce fameux "Devoir de Mémoire" ne date pas d'hier. Que les traditions changent au fil du temps.
C'est vrai : il faut honorer la mémoire de ceux qui ont sacrifié leur vie pour notre Liberté. Faut-il oublier pour autant tous ceux qui ont accompli leur devoir de Patriote et qui, par une chance inouïe due à leur culture, ont pu rentrer dans leur foyer. D' autres ont dû grimper dans des wagons à bestiaux et vivre plusieurs années dans un stalag, là-bas, loin en Allemagne. "L'Europe" n'existait pas !

Ma photo d'aujourd'hui représente le dernier conseil de Ploegsteert, lors de son ultime réunion. Pour la photo : le Bourgmestre et les deux Echevins se sont ceint de leur écharpe. 
A vous de reconnaître les conseillers et le secrétaire. 

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07 mai 2014

Et pourtant, je n'ai pas fait la guerre !

Voici les décorés de l'UFAC, en mai 1976. 
Regardez bien, parmi ces Anciens Combattants sexagénaires, un jeune décoré, trentenaire, figure discrètement sur la photo. Des mains de l'échevin de l'époque, sans ceinture, M. Rémi De Keirschieter, il a reçu la "médaille militaire 2e classe".
Parmi les curieux qui assitaient à cette remise de distinctions honorifiques, mon frère Pierre entendit derrière lui la remarque suivante : 
- "Mais pourquoi De Witte, il est décoré ?"
Jamais à court d'une remarque humoristique, il repondit en se retournant : 
- "Parce qu'il a fait la guerre !!!"
Dissimulant un sourire, Pierre était heureux d'avoir satisfait leur curiosité ! Quoi que…. 
- "Y parait bien jeune, pour avoir fait la guerre !" devaient-ils penser !

Pourquoi vous raconté-je cette histoire authentique ?
Georges, mon père, sergent à la mobilisation jusqu'à la capitulation, et Maurice, mon oncle brigadier, ne se sont jamais fait décorer. Ils refusaient de devoir acheter leur médaille. Le pays ne pouvait-il pas les offrir, pour services rendus à la Patrie.
En leur mémoire, j'ai voulu combler cette chagrine lacune dès l'instant où je reçus, 10 ans après ma démob', ce beau papier me récompensant de mon "ancienneté" au sein de l'armée belge, en tant que "sous-officier de réserve". Car, comme mon père, j'ai voulu et j'ai pu coudre mes galons de sergent !
Ravi, le président de l' UFAC, Jules Lalau, m'informa de la procédure à suivre : "Vous achetez la médaille à Ypres, et on va vous la remettre officiellement lors de notre cérémonie commémorative, en mai " 

Voilà ! ce que je viens de vous narrer avec une pointe de dérision dans mon "Rétro-Viseur" pour le plaisir de nous souvenir, fait partie de l'émotion et des sentiments qui l'on puisse éprouver en accomplissant son "devoir…"  Vous savez lequel ?

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06 mai 2014

JOFFRE RIBOUT (Canadien) s'est écrasé, ici, en 1942

Joseph, fils d'Henri Dupon qui était porte-drapeau des Anciens-Combattants, a pris la relève de son père. Ce dernier avait récupéré une tôle de l'avion de chasse canadien des Forces Alliées qui avait été abattu. C'était le 5 mai 1942, en pleine occupation par les Allemands. Par crainte, Henri cacha ce morceau de tôle quelque part dans un grenier, là où il travaillait. Puis, les années passèrent… et ce débris métallique a refait surface… il y a une quinzaine d'années, entre les main de Joseph. Il tenta de retrouver la famille Ribout au Canada et alla lui-même porter ce bien triste "souvenir".  De chaleureux liens amicaux sont nés. Là-bas, Joseph  Dupon s'est juré de commémorer chaque année, la bravoure du Ribout !

Quelques heures après ce que je viens d'écrire, notre ami Joseph tient à apporter des précisions concernant la trouvaille de ce bout de tôle ! Je vous invite dès lors à lire ses commentaires. Car… "Il faut rendre à César ce qui est à César, et…. la tôle de l'avion abbatu à la famille du pilote !"
Merci Joseph !

04 mai 2014

Souvenir, souvenir,...

Voici une photo presque identique à une autre parue précédemment et qui, je l'espère, fera plaisir aux Warnetonnois.  Décidemment, j'ignore toujours si les habitants de Warneton prennent deux "n" ou pas !  Il y a en bien un qui figure sur ce cliché qui apportera une précision.
"Fera plaisir aux…" disais-je ?
Oui, parce que Régine reverra son grand-père.
Oui, parce les Mountches de la Cathédrale de la Lys reverront leur brave curé.
Oui, parce que les Musiciens, accompagnés de leur président d'honneur, vont jouer sous la baguette d'un chef Parfait.
Oui,… car Laplace est toujours à la même place.
Oui, oui, oui…. vous en trouverez d'autres, bonnes raisons ! 

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02 mai 2014

Retour chez les Croix de Feu, et… leurs veuves !

Voici une photo datant d'octobre 1975.
Elle rappelle l'assemblée générale des Anciens Combattants de 1914 - 18. On disait donc, à l'époque, "il y a une soixantaine d'années".   Aujourd'hui : un siècle est passé. 
Et le Devoir de Mémoire s'agite sur l'événement.

On y reconnait le "café Central", sur le coin de la rue d'Armentières et la rue du Touquet : siège du groupement présidé par Augustin Gesquière.
Durant la réunion, on y a remis la Croix d'officier de l'Ordre de la Couronne avec glaives de vermeil à MM. Gesquière, Vermeersch, Woussen et Linclau.  Après cela, les invités, dont beaucoup de veuves de Croix de Feu décédés, ont partagé un casse-croute, une tombola et… bien sûr : le verre de l'amitié.

A mes visiteurs plus anciens : je vous invite à citer des noms, si vous le pouvez.  

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01 mai 2014

Au Bizet : le 1er Bourgmestre qui n'est plus… de Ploegsteert.

Cette photo le prouve : la fusion des communes du Grand Comines a fait son oeuvre ! 
Nous sommes devant le Monument aux Morts du Bizet, lors de la journée des Poilus de France !  
Albert Laroye, qui n'a pour ainsi dire, jamais porté la ceinture emblématique durant les six années de son mayorat, n'est plus bourgmestre. 
C'est Daniel Pieters, nouveau bourgmestre, Cominois d'origine, qui présidera dorénavant les cérémonies patriotiques à Ploegsteert, au Bizet et ailleurs.  
Pour la circonstance, il s'est ceint de l'écharpe aux couleurs de la Belgique. 
Nous sommes donc en 1977, au plus tôt.
Il faudra attendre une bonne dizaine d'années avant que des échevins adoptent aussi le signe distinctif de la responsabilité scabinale. Et qui en sera le premier ?

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29 avril 2014

La ceinture était-elle obligatoire pour le Bourgmestre ?

11 novembre 1974 !   La fusion des communes n'était pas encore consommée. A Ploegsteert, alors que le semi-marathon n'existait pas encore, la célébration anniversaire de l'Armistice se résumait simplement à une messe, une visite au cimetière, un dépôt de gerbe au Monument aux Morts de la place, et un cortège jusqu' au Strand Military, le plus grand cimetière anglais de Ploegsteert, sis à quelque 300 avant le Mémorial. Mais il n'était pas question d'y aller jusque là.

Notre photo  : le Bourgmestre Albert Laroye, sans ceinture mayorale, vient de fleurir le Monument. 

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27 avril 2014

Les modes mayorales ?!?

Je vous avais promis une photo ancienne du Bourgmestre de Warneton, M. Jean Cappelle, ayant enfilé son manteau en jaquette, lors d'une cérémonie du 11 novembre. La voici. Ce n'est pas une "queue de pie", mais les pans arrondis sur le devant témoignent du soucis d'élégance du mayeur de l'époque. 

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Les modes changent. C'est vrai.  L'un des plus grands changements que je viens de remarquer, de ces quarante dernières années,... ne date que d'hier.  

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Grâce à une photo prise par ploegsteert-info.be, je remarque, pour la toute première fois, que l'actuel bourgmestre, Gilbert Deleu, ne porte plus sa "ceinture mayorale" sur le ventre mais bien "l'écharpe en bandouillère" à l'épaule.  Dommage, il semble bien qu'il s'est trompé de côté. L'épaule gauche ?  ou l'épaule droite.  Homme de gauche ?  ou homme de droite ?

Allez, je vous laisse à vos supputations et vos sourires !   Car… cette note qui d'un coup d'oeil traverse le temps, n'a pas d'autre but que de vous divertir.   

24 avril 2014

Un 11 novembre en… Jaquette !

A la veille de l' A.N.Z.A.C.day, cap sur Warneton, une ville qui n'est pas concernée par les Néo-Zélandais. A leur place, les Allemands y avaient établi leur siège durant le conflit de la Grande Guerre.
Que cela ne m'empêche pas de poursuivre ma petite retrospective des commémorations, des années "60-dix" .

Nous sommes devant le Monument aux Morts érigé en l'honneur des Warnetonnois morts pour la Patrie. 
Au micro, le Bourgmestre Jean Cappelle ceint de l'écharpe mayorale, y prononce son discours, sans papier ! C'est son coeur qui parle, assurément !  
A côté de lui, le garde-champêtre,... pardon, l'agent de ville, Mr Buzy veille au bon déroulement et au fonctionnement de l'haut-parleur. 
Derrière le 1er citoyen de Warneton, les échevins ceinturés aussi de leur écharpe noir-jaune, les conseillers et les délégations écoutent attentivement, en attendant la remise des distinctions honorifiques.  

Permettez-moi d'attirer votre attention sur un détail vestimentaire que l'on distinguera clairement sur un prochain cliché  : le Bourgmestre est habillé en jaquette !  Cela ne résumait-il pas toute la fierté de la ville ?

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23 avril 2014

Que seraient les cérémonies sans les Musiciens ?

Puisqu'on est en plein dedans, dans le "Rétro-Viseur" des années "60-dix" qui jette un regard sur les souvenirs commémoratifs au Bizet, à Ploegsteert, et un peu à Warneton, je tiens à présenter la photo d'une société musicale, qui, bien dans son bourg, s'est toujours chargée de rehausser les cérémonies patriotiques organisées par l'Ufac, les Poilus ou lors du 11 nov..

La présence des Géants, en arrière plan, prouve que ce cliché n'a pas été pris lors d'un tel événement. Mais cette photo est tellement éloquente d'une époque certes déjà très lointaine déjà. Après tout, l'Harmonie qui n'était pas encore Royale, n'a pas beaucoup changé. "Les Vrais Amis' apprécient sans doute beaucoup la tradition. C'est la raison pour laquelle les Patriotes peuvent compter sur eux. 

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21 avril 2014

Les frissons de la Brabançonne

A 8 ans, j'assistai pour la toute première fois à cette cérémonie commémorative de la Toussaint au Bizet. 
Soixante ans plus tard, ce rendez-vous paternellement patriotique tient toujours. Et je n'ai pas le souvenir d'avoir raté une seule année.

Si, dans mon esprit, le souvenir et le recueillement sont restés intacts… le programme cérémonial a par contre subi beaucoup de modifications. Oui,… les temps changent. 

Sur les photos d'aujourd'hui, bien des détails sont à mettre en évidence. 

La présence du curé, accompagné de son vicaire et de ses enfants de choeur : à l'aide du goupillon il bénira les tombes après avoir récité une prière cloturée par un "Amen" prononcé par la chorale paroissiale. A remarquer la présence de l'école avec Michel De Kee et…  celle de l'ancien bourgmestre Théophile Poupaert

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Pendant la séquence religieuse, les personnalités, leur gerbe en mains, attendent l'instant du dépôt, après que les clairons aient sonné cette courte mélodie du "Salut"

Sur une autre photo, prise quelques années plus tard, que voit-on ?
De gauche à droite : Qui portent les fleurs ? 

- Roger Dekyndt, pour la Fanfare st-André
- Albert Laroye, pour la commune de Ploegsteert
- Jo Verhaeghe, pour la Mutualité Chrétienne, organisatrice de la journée
- Robert Lamartine, pour les Prisonniers de Guerre
- Jules Lalau, pour l' UFAC
- Maurice Putman, pour… (désolé, j'ignore)
- Robert Lebelle, pour les Poilus de France

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4°)  Enfin, les deux hymnes nationaux belge et français ponctuaient la cérémonie. Et cette Brabaçonne m'a toujours donné des frisons depuis que je l'ai entendue, jouée par les orgues de l'église, tandis qu'un drapeau noir, jaune, rouge recouvrait le cercueil de Georges, mon père,… ancien combattant comme tout le monde !    

 

 

20 avril 2014

Et si on leur décernait une médaille...

Hier, j'écrivais :On y procédait aussi à la nomination des nouveaux porte-drapeaux en remplacement des empêchés et des décédés".

Aujourd'hui, je veux les mettre à l'honneur !  Ceux qui, sans leur présence, rendraient les cérémonies patriotiques bien fades, fort insipides, si mornes et très tristes.

Il y a une bonne trentaine d'années…  L'habitude s'était tellement bien installée que chacun connaissait les dates, les heures, les lieux de rendez-vous. Au moment venu, ils se rangeaient, selon un ordre de "préséance" amical  ou… poli, derrière la société musicale qui entonnait la marche. Point d' "officier" pour faire "marcher aux pas", ils les emboitaient selon le précédent !  Autour du monument, ils savaient comment l'entourer pour le mettre à l'honneur : "Les héros disparus".  Aux hymnes nationaux, ensemble, ils abaissaient la hampe, sans trembler, pour bien montrer les couleurs. Dans un silence muet, les personnalités fleurissaient la stèle, selon un rite traditionnel : d'abord la commune, puis le comité organisateur, ensuite les associations invitées et d' autres  qui tenaient à participer à la cérémonie.  Celle-ci terminée, le tissu aux trois couleurs enroulé et s'il n'y avait pas de "vin d'honneur", les volontaires  s'empressaient d'aller "prendre un pot" au bistro du coin !  

 

J'aime cette photo noir et blanc, elle présente une particularité : à vous de la trouver. 

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19 avril 2014

C'était quoi, l' U.F.A.C. ?

L'Union Fraternelle des Anciens Combattants !  
Tout simplement. 
Ses membres, qui se réunissaient en assemblée générale une fois l'an, tenaient surtout, ce jour-là, à se mettre en règle de cotisation qui s'élevait à l'époque à 10 francs belges.

Lors de ces réunions, après la minute de silence pour les défunts, le comité que présidait feu Emile Van Ruymbeke puis Jules Lalau, informait l'assemblée de la situation de la trésorerie,  des décisions prises à l'échelon national et des activités futures le l'association,. Celles-ci se composaient essentiellement d'un voyage d'un jour, d'un banquet à l'Hostellerie de la Place, et d'un concours de... 421.  On y procédait aussi à la nomination des nouveaux porte-drapeaux en remplacement des empêchés et des décédés.
En quoi le groupement pouvait être utile pour ses membres ?  Le comité se chargeait de l'attribution des distinctions honorifiques, des formalités administratives pour l'obtention de pension d'invalidité de guerre, de cartes de réduction sur les chemins de fer, etc

Un point mérite d'être souligné :  les veuves de membres anciens combattants devenaient systématiquement membres et pouvaient profiter de toutes les activités de la société. Normal, non ? DSC03230.JPG 

18 avril 2014

Les cérémonies patriotiques : une affaire d'hommes ?

Voici un autre cliché de la cérémonie d'hommage aux Anciens Combattants, au Bizet, le 1er novembre 1972.

On y reconnait un tas de gens que l'on a bien connu et que, je l'espère, se rappelleront à votre bon souvenir. 

Tenez par exemple : "Monsieur Daniel", qui fut instituteur, pompier, comitard du foot-ball… 

J'aime particulièrement cette photo parce qu'elle présente l'inverse de ce qui se fait trop aujourd'hui : pixeliser les gens en écharpe qui sont toujours les mêmes pour "ignorer" les fidèles, les anonymes, les "sans-grade". Eux aussi participent autant, mais humblement, au soucis du "devoir de mémoire".

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